Pourquoi vous allez avoir envie de découvrir la Lozère

Onze raisons qui vont vous donner envie de partir à la découverte de la Lozère. Le département français le moins peuplé, situé à seulement environ 5h30 de voiture de Lausanne.

Découvrir l’Aubrac et ses trésors

L’Aubrac est un haut plateau, parsemé de lacs glaciaires, répartis sur trois départements : La Lozère, L’Aveyron et le Cantal. Je suis partie à la découverte de la partie du territoire lozérien.

Ce qui m’a immédiatement frappée en arrivant dans le département de la Lozère, ce sont les grands espaces. En effet, la nature est à perte de vue. Effectivement, je ne croise que de petits villages et que très peu d’autres voitures ou de personnes. Ici le temps semble s’arrêter afin que quiconque visite les lieux puisse prendre le temps de contempler ces longues étendues de terre et déconnecter de la réalité.


L’Aubrac est une terre de traditions, célèbre pour ses burons, ses vaches d’Aubrac et bien sûr l’aligot !

L’Aubrac c’est avant tout le plateau de la vache. En effet, ici, c’est elle la reine des vastes pâturages. Elle est donc présente partout. Même en photos sur la façade de la mairie de Nasbinals.

La Grange au Thé

Une autre star de la région, le Thé d’Aubrac, une plante aux différentes vertus utilisées depuis des années en tant qu’infusion mais pas seulement. Ma visite à La Grange au Thé me permet d’en apprendre plus sur cette plante ainsi que sur la gamme des produits dans laquelle elle est utilisée. Allant de l’infusion, au sirop en passant par les savons, il y en a pour tous les goûts. J’ai particulièrement apprécié le sirop qui est parfait pour se rafraichir durant l’été. La Grange au Thé, c’est un joli projet pour lequel collabore différents producteurs de la région.

Le lac de Saint-Andéol


La nature, qui domine tout dans la région a beaucoup à offrir. Des pâturages qui s’étendent à perte de vue, des lacs glacières dans lesquels se rafraichir, si le courage vous en dit. Le lac de Saint-Andéol, un des plus connu des lacs glaciaires de la région permet une jolie balade dans les pâturages. La lumière de fin de journée le sublime joliment. Non loin de là, se trouve la Cascade du Déroc qui domine la plaine de Marchastel de ses 30 mètres de haut. Cette belle chute d’eau cache un secret. Il suffit de descendre au pied de la cascade pour découvrir une grotte parsemée d’orgues basaltiques (ces derniers m’ont rappelé mon voyage en Islande).


Pont de Bukinkan

Le pont de Bukinkan est nommé ainsi d’après Buckingham, car les Anglais sont passés dans la région. A première vu il n’y a rien de bien spectaculaire, mais quand on prend le temps de s’arrêter et de le contempler, toute sa beauté apparaît. Surtout quand il se reflète dans la rivière. Dommage que le temps n’ait pas été parfait à ce moment-là.

Se ressourcer et prendre soin de soi

Une station thermale en Lozère ? Et oui vous avez bien entendu. Cette dernière répond au doux nom de « La Chaldette ». Une station thermale à taille humaine où on se sent un peu comme à la maison. Ici sont proposés des piscines, sauna et hamac en libre accès. Il est possible de réserver des soins au thé d’Aubrac ou un bain bouillonnant. J’ai testé ce dernier et je peux dire que ça détend bien. En plus, il y a une terrasse avec de jolis transats en bois pour profiter du soleil et se reposer au son de la rivière qui coule juste à côté.

Pour se régaler de produits locaux

La Lozère sait mettre le terroir en valeur. Pendant quatre jours, je me suis régalée à chaque repas. Que cela soit dans l’Aubrac ou plus au sud du département.

Ma première découverte culinaire se passe en Aubrac. C’est au Buron de Born que j’ai goûté à la spécialité qui est l’aligot, un plat riche et délicieux composé de pommes de terre, de tomme fraîche et d’ail. Ce n’est pas tout léger, mais c’est tout simplement succulent.

Du côté de Chez Louis, une cuisine du terroir auquel sont intégrées des fleurs comestibles. J’en redemande. Tout était excellent. Je repense encore à ce moelleux à la châtaigne. Un pur régal.

Les Bonnes Adresses pour se régaler

Le Buron de Born, 48 260 Marchastel (GPS : 44°36’43.9″N 3°06’03.2″E)
Chez Louis, Le Mazelet 48 500 La Canourgue (GPS : 44°22’44.9″N 3°15’10.1″E)
L’Hôtel des Gorges du Tarn, 48 Rue du Pêcher, 48 400 Florac (GPS : 44°19’18.8″N 3°35’45.5″E)
L’Auberge Cévenole, 48 400 La Salle-Prunet (GPS : 44°19’00.2″N 3°36’48.4″E)

La Patache, Saint-Roman-de-Tousque 48 110 Moissac-Vallée-Française (GPS : 44°08’53.4″N 3°46’17.3″E) 

Se laisser porter au fil de l’eau dans les Gorges du Tarn

Les Gorges du Tarn sont un passage obligé pour toute visite de la Lozère. C’est grâce au moyen de transport de l’époque, la barque, que j’ai pu découvrir ce canyon intimidant creusé par le Tarn au fil du temps. En effet, jusqu’au début du XXème siècle, la barque était l’unique moyen pour se déplacer dans les Gorges du Tarn. Aujourd’hui, une route a été construite, mais quel meilleur moyen que de se laisser aller au fil de l’eau pour découvrir les Gorges de l’intérieur?

C’est au départ de la Malène que commence la balade. Une barque moderne m’attend, ainsi que deux bateliers. Si dans mon imaginaire, les bateliers sont de vieux hommes barbus avec un t-shirt marinière et un chapeau, j’ai bien dû me rendre à l’évidence que j’avais tort. Ma barque était en réalité guidée par deux jeunes qui avaient à peu près mon âge. Une paisible descente de 8km au fil d’une eau transparente. C’est au rythme de l’eau que pendant 1 heure de temps j’observe ce qui m’entoure. La partie la plus escarpée du canyon est vraiment impressionnante. La profondeur des gorges atteint même 500 mètres. Tout au long de la descente, les bateliers me racontent des anecdotes concernant les Gorges et la nature environnante.

Visiter de magnifiques villages
Saint-Chély-du-Tarn


Mon cœur a battu à la chamade pour ce pittoresque village accessible par un pont, coincé entre la falaise et la rivière. Des maisons en pierre, un moulin et une cascade font tout le charme de ce hameau. Fait insolite, il est possible de voir la source qui alimentait autrefois le moulin à l’intérieur d’une boutique au fond du village. J’ai aimé laisser mes pas me guider d’une ruelle à une autre, à regarder les chats dormir au soleil et sentir la douce odeur des fleurs.

Sainte-Enimie

Ce village fait partie des plus beaux villages de France. On comprend vite pourquoi. Ici encore, de belles maisons en pierre, des petites ruelles où se perdre pour découvrir la ville et se laisser à imaginer les histoires qui ont rythmé les lieux.

Pont-de-Montvert

Le village de Pont-de-Montvert est traversé par le Tarn, qui prend sa source juste un peu plus haut dans le village. Les jolies façades et les piscines naturelles formées par le Tarn m’ont beaucoup plu. L’endroit m’a donné une impression de tranquillité et de zenitude. Le village a pourtant été le théâtre des Guerres de Religion. Lors de ma visite, se tenait le marché. Pont-de-Montvert semble être un village où l’artisanat prend une grande place.

Se mesurer aux menhirs

À la Cham des Bondons, un plateau calcaire d’environ 10km2 qui sépare le Mont-Lozère de la Vallée du Tarn, le temps semble s’être arrêté. Sur ce site digne d’un décor de carte postale, sont disséminés plus de 150 menhirs. C’est la deuxième plus grande concentration mégalithique en Europe après Carnac en Bretagne. Un sentier, la Balade au payses menhirs, a été aménagé et permet de découvrir pendant deux heures ou plus si affinités ces vestiges d’un autre temps.

Le temps m’était compté lors de ma visite, je n’ai donc pas pu faire la balade compète mais j’ai eu un bel aperçu de ce qu’elle pouvait offrir. Ici, les menhirs ne forment pas d’alignement comme ceux de Carnac, aucune cohérence dans leur disposition n’a à ce jour été trouvée. La plupart des menhirs se dressent seuls, certains par deux ou trois. J’ai trouvé des menhirs plus grands que moi ! Je trouve impressionnant d’imaginer que ces pierres placées par l’homme à différents endroits.

Se perdre dans les Cévennes sur le chemin de Stevenson

L’écrivain Robert Louis Stevenson traverse les Cévennes en 1878 avec son ânesse nommée Modestine. C’est le pionnier de la randonnée de loisirs. Le chemin qu’il a emprunté est aujourd’hui un des GR les plus réputés de France et il est possible de le parcourir aussi accompagné d’un âne.


C’est donc en plein milieu du Parc national des Cévennes que je me suis rendue. Plus précisément à La Ferme des Cévennes où j’ai fait connaissance avec Grisette, l’ânesse qui allait m’accompagner. J’ai pu vérifier que le dicton « Têtu comme un âne » est bien réel. En effet, ma balade ne fût pas de tout repos. Grisette n’était pas très coopérative. Elle préférait brouter à gauche et à droite plutôt que d’avancer. Ce n’est pas grave, j’ai quand même pu profiter du panorama environnant qui est magnifique. J’ai appris à la fin de ma balade que Grisette n’était pas un âne qui participe habituellement aux balades, il y avait eu une erreur. Je me suis sentie rassurée car j’ai cru que c’était moi qui avait un problème et qui ne savait pas comment gérer. Je garde un bon souvenir de cette rencontre et du caractère de Grisette.

S’offrir un jeans dans la dernière fabrique de jeans française

C’est en Lozère que se trouve l’Atelier Tuffery, la plus ancienne fabrique française de jeans encore en activité. Je ne m’attendais pas du tout à trouver une fabrique de jeans au milieu de nulles part. C’est Myriam Tuffery qui me présente avec passion la maison crée en 1892 dont elle a repris les rênes avec son mari Julien Tuffery.

Je découvre toutes les étapes de la fabrication du jeans. Je suis surprise car je ne pensais pas qu’il y en avait autant ! Effectivement, quand on achète un vêtement, on ne pense que rarement à tout ce qu’il se cache derrière. L’Atelier Tuffery ce sont des vêtements faits main et d’une grande qualité. Ici, les modèles mythiques datant de la création de la maison côtoient les nouvelles créations. Des formes sobres et intemporelles qui sont dessinées à Florac. Un vrai savoir-faire français qui n’est pas près de s’arrêter.

Pour un peu d’adrénaline

La Lozère, terre de gorges et de canyons est l’endroit idéal pour un petit coup d’adrénaline. C’est la via ferrata des Rousses qui m’a donné quelques frissons à travers des passerelles, tyroliennes, ponts de singe et quelque peu d’escalades. La via ferrata est un très bon moyen de combiner sensations fortes et point de vue.

Des panoramas en veux-tu en voilà

La Lozère c’est aussi un nombre incalculable de panoramas. J’avais envie de m’arrêter à peu près tout le temps pour sortir mon appareil photo et admirer les différentes vues. Voici mes préférés.

Castelbouc

La vue sur ce hameau semi-troglodytique m’a beaucoup intriguée. Il se fond si bien dans la roche que l’on dirait qu’il est comme sculpté dans la montagne. On dirait presque qu’il a toujours été là et qu’il n’a pas bougé depuis.

Point de vue du Pompidou

Le point de vue de Pompidou est le dernier regard que j’ai posé sur la Lozère avant de reprendre la route pour la Suisse. Une étendu de collines verdoyantes qui ondulent devant mes yeux dans un dégradé de nuances de vert.

Dormir dans des logements de charme
Buron du Cap Combattut

C’est au bord du lac de Saint-Andéol que se trouve le Buron du Cap Combattut. Une beauté a été refaite au Buron afin d’être transformé en chambres d’hôtes. La décoration est soignée et les meubles design choisis se marient parfaitement bien avec l’authenticité des lieux. L’ambiance ici est bien particulière. Tout invite à se reposer, se relaxer et laisser les problèmes à la porte. L’histoire qui est écrite derrière ces pierres se ressent vraiment bien.

La porte de ma chambre à peine poussée je suis sous le charme. J’aurais voulu passer plusieurs nuits ici, à rêvasser et profiter de ce joli cadre. Sans parler de la magnifique terrasse qui donne sur l’immensité du plateau de l’Aubrac,

Ma P’tite Cabane en Lozère


À mon avis, Ma P’tite Cabane en Lozère est une adresse qui mériterait à elle seule le déplacement jusqu’en Lozère. En haut d’une colline, une pyramide de verre comme accrochée à la montagne offre un panorama magnifique sur les alentours. Bruno, le propriétaire, m’a très bien accueillie et m’a fait visiter les lieux. Pour le souper, j’ai eu le droit à un délicieux panier repas chaud, apporté directement à la pyramide.

Profiter des grands espaces et de la nature

La Lozère, terre de grands espaces verts, de roches et d’eau. Une région non seulement riche en expériences culinaires mais aussi historiques. De l’Aubrac aux Cévennes, en passant par les Gorges du Tarn, j’ai adoré me laisser porter par ce que la région avait à me raconter. Que cela soit entre autre à travers mon estomac en dégustant de l’aligot, par l’ouïe et le chant des machines à coudre, des oiseaux ou encore l’odorat et la douce odeur des fleurs du printemps et des produits à base de Thé d’Aubrac. Pour conclure, la Lozère c’est donc tout un univers, un petit monde à elle toute seule qu’il ne faut pas tarder à découvrir.

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Un grand merci à l’office de tourisme de Lozère de m’avoir invitée à découvrir cette région et ses nombreuses possibilités de divertissements.